L’exclusion du jeu pour lutter contre la dépendance et le surendettement

Lundi 29 avril 2024

Selon une nouvelle étude, les interdictions de jeu seraient efficaces contre la dépendance au jeu et le surendettement.

Depuis l’an 2000, la Suisse connaît une interdiction de jeu inscrite dans la loi. Celle-ci peut être demandée volontairement par les personnes concernées ou être ordonnée par les maisons de jeu et les loteries afin d’éviter un surendettement. Une étude de la Haute école de Lucerne a examiné si cette interdiction de jeu est une mesure efficace pour protéger les joueurs et comment elle se répercute sur le comportement de jeu et la qualité de vie des personnes concernées. L’étude a été soutenue par le Fonds national suisse.

En Suisse, les casinos et les exploitants de jeux d’argent en ligne sont tenus d’exclure les joueurs qui sont surendettés, qui ne remplissent pas leurs obligations financières ou qui risquent des mises trop élevées par rapport à leurs revenus. Outre cette exclusion de jeu ordonnée par les prestataires, les personnes concernées peuvent également demander une exclusion volontaire. Des chercheurs de la Haute école de Lucerne (HSLU) ont examiné l’effet de cette mesure de protection et ont pu constater que l’exclusion des jeux peut réduire les conséquences négatives d’un comportement de jeu problématique.

Enquête à long terme auprès des personnes concernées

Pour étudier l’effet de l’exclusion, l’équipe a interrogé environ 240 participants à l’étude à trois reprises, à six mois d’intervalle. Il s’agissait aussi bien de joueurs interdits de jeu que de joueurs non interdits de jeu, qu’il s’agisse de casinos terrestres ou de casinos en ligne. Les exclusions de jeu des participants à l’étude étaient aussi bien volontaires qu’ordonnées.

Moins de dépendance et moins de dettes

La première enquête auprès des participants à l’étude exclus a eu lieu immédiatement après l’entrée en vigueur de l’exclusion des jeux et a montré qu’ils avaient en moyenne des revenus nettement inférieurs et présentaient davantage un comportement addictif que les participants à l’étude non exclus. Après six mois, des changements se sont fait sentir chez les joueurs exclus. La fréquence de jeu a diminué, la situation financière s’est stabilisée et une réduction des symptômes de dépendance au jeu a pu être observée. En revanche, aucun changement notable n’est apparu dans le comportement de jeu des joueurs non exclus.

"Cela signifie qu’une interdiction de jeu a eu des effets sur les personnes concernées, tant en termes d’addiction que de surendettement", explique Suzanne Lischer, responsable de l’étude. Ces améliorations ne seraient toutefois visibles qu’à partir d’une durée d’exclusion de six mois. Plus la durée de l’interdiction était longue, plus l’effet positif était important. "Une durée d’exclusion plus courte ne semble pas suffire pour influencer positivement une relation de jeu problématique", conclut l’experte en prévention et promotion de la santé. Une levée de l’exclusion volontaire pourrait toutefois être demandée par les personnes concernées au bout de trois mois déjà. L’exclusion du jeu aurait en outre un autre effet positif : le bien-être subjectif des participants à l’étude qui ont été exclus de manière continue a augmenté de manière significative.

La réduction des risques est plus importante

L’étude a également montré qu’une partie des joueurs interdits de jeu se sont tournés vers des jeux d’argent qui ne font pas partie du système global d’interdiction, comme les jeux d’argent en ligne proposés par des opérateurs basés à l’étranger. Malgré cette migration, l’effet positif de l’exclusion des jeux l’emporte. Suzanne Lischer sait que "les mesures de réduction des risques ne visent pas l’abstinence, mais offrent un cadre permettant aux personnes concernées d’améliorer leur comportement problématique". L’étude de la HSLU a pu démontrer pour la première fois en Suisse que l’exclusion du jeu peut être un instrument efficace à cet effet.




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